17 Juin 2018

Il n’y a pas d’« instant sacré »

Les étagères de ceux et celles que taraude la question du sens de l’existence sont remplies la plupart du temps de livres de spiritualité. Rares, en effet, à notre époque, ceux et celles, qui ont suivi un chemin droit et l’ont creusé sans jeter un regard sur les enseignements des autres traditions.
Les lecteurs des Dialogues avec l’Ange, dont je suis, n’échappent probablement pas à la règle et ont accumulé des dizaines, voire des centaines de livres de sagesse. Ce n’est pas qu’il soit bien ou mal d’accumuler des livres de sagesse ; c’est sans doute mieux que d’entasser des livres de guerre, ou de pornographie !

L’ange parle des livres et dit :

Il y a beaucoup de curieux,
mais il y a eu des émerveillés.
Eux aussi, ils étaient des envoyés.
Cherche-les ! Ils t’enseigneront.
L. Les livres ou les hommes ?
– C’est la même chose.
Fais bien attention que ce soient des émerveillés.
A celui qui cherche, le maître est donné. (E12L, p. 66)

Si les livres sont susceptibles d’enseigner, et de devenir nos maîtres, alors, mettons-nous à leur écoute. Si nous lisons Dialogues avec l’Ange avec notre tête seule, cela n’aura pas plus d’effet sur nos vies, sur le monde, que n’importe lequel des livres lus de la même manière. Ne nous racontons pas d’histoires ! Si nous nous contentons de nous laisser bercer par les images, la prosodie, si nous nous contentons de le citer, nous ne nous transformerons JA-MAIS.

Or, ce livre nous invite à la transformation, c’en est même le fil conducteur.

SI TU TE TRANSFORMES -,
LA MATIÈRE – ELLE AUSSI –
EST OBLIGÉE DE SE TRANSFORMER.
(E30L, p. 186)

Transformation pour faire advenir l’Homme Nouveau, fait de Matière-Lumière.

Ce n’est pas rien comme responsabilité. Cela peut être écrasant et sembler si loin de nous que nous nous disons que ce sont encore des légendes pour enfant en quête de merveilleux.
Alors, nous répétons les phrases et nous reposons le livre, contents de l’avoir lu.

Mais que faire pour se transformer soi-même ?

Le seul matériau à notre disposition c’est notre corps et ce que nous en faisons : comment le traitons-nous ? Comment mangeons-nous ? Que mangeons-nous ? Comment marchons-nous ? Comment accomplissons nous les gestes du quotidien ? Tous les gestes du quotidien. Comment entrons-nous en relation avec l’autre, son voisin, son patron, son employé, son collègue, son enfant, son amoureux, sa fiancée, ses parents ? Quelles pensées entretenons-nous ? De quelles émotions nous nourrissons-nous ?
Oh, il ne s’agit pas de chercher des recettes pour être mieux, plus « aligné » comme on peut le lire dans le vocabulaire du développement personnel, ésotérico mystique.
Il s’agit de transformer sa manière d’être là au monde. Là, maintenant. Dans le corps que je suis. Dans les activités que j’assume durant ma vie active, durant ma retraite, durant mon temps de travail, durant mes congés.
C’est aussi simple que cela.
Pas besoin d’aller au bout du monde.
Pas besoin de changer de métier ni de lieu de vie.
C’est là.
Tellement simple qu’on ne parvient pas à le réaliser.
L’Ange nous avertit :

Le rêveur ne rêve pas qu’il dort,
mais qu’il est éveillé.
Il agit, il va, il vient, il parle.
En réalité, il est couché et il dort.
Mais l’aube vient, les brumes du rêve se dissipent déjà.
LE NOUVEL ACTE S’APPROCHE.
(…)
TOUT CE QUE VOUS FAITES MAINTENANT
EST ACTE DE RÊVE, PENSÉE DE RÊVE. (E22G, p. 132)

Oui, mais alors, comment se transformer ?

Hormis les cas d’illumination qui ne frappent tout de même pas tout le monde, et pas si souvent, c’est au quotidien que Dialogues avec l’Ange nous convie à la transformation. Le livre regorge de petites phrases précieuses : il suffit d’en prendre une et de la mettre en œuvre. Et s’il fallait en retenir une, ce pourrait être celle-ci :

Chaque instant et l’instant de l’instant sont portes.
IL N’Y A PAS D’« INSTANT SACRÉ ».
CHAQUE INSTANT EST SACRÉ.
(E28G p. 165)

même éplucher les pommes de terre, changer une roue, récurer les toilettes, ne nous gargarisons pas des grandes et belles choses que nous croyons faire ou avoir fait car en vérité :

D’éternité en éternité, chaque instant opère. (E54, p. 280)

Chaque instant est agissant. (E75, p. 338)

C’est une sacrée responsabilité… une responsabilité sacrée !

Mais quelle est la clé ?

Avant d’agir, sanctifie l’instant ! (E21G, p. 123)

ou bien :

COMMENCE TON TRAVAIL
COMME SI TU NE L’AVAIS JAMAIS FAIT ! (E13L, p. 73)

ou encore :

Honore SA Loi même dans les plus petites choses. (E11G, p. 60)

Il s’agit de se sentir relié à son Ange, d’instant en instant, et à travers l’Ange, d’être relié à LUI :

CHAQUE PAS VERS LUI EST UN ÉVEIL.
CHAQUE EXISTENCE –
PAS SEULEMENT LA VÔTRE – N’EST QUE RÊVE.
UN RÊVE SUBTIL… DE PLUS EN PLUS SUBTIL…
MAIS UN RÊVE.
UN SEUL ÉVEIL : LUI. (E14G, p. 76)

C’est simple au fond : il s’agit de LE placer au centre de nous-mêmes. Concrètement. Cela peut sembler impossible. Il suffit d’imaginer qu’IL (Ö : IL-ELLE en hongrois) est notre bien-aîmé.e et IL l’est !

Et puis l’Ange nous encourage à chasser la pensée de notre indignité et de notre impuissance car c’est elle qui nous coupe de LUI.

Si tu es fatiguée pendant tes cours, n’en aie pas honte,
et à l’instant même tu ne seras plus fatiguée. (E13L, p. 74)

Et pour terminer, voici résumée en un passage cette invitation à l’union constante avec LUI :

Voici le secret de la vie éternelle :
Que tous tes actes, ta foi, ta pensée, ton amour
soient constants.
Tout attiédissement –
est agonie, disparition.
Tout laisser-aller –
est évanouissement, mort.
Tout repentir, tout recommencement –
sont guérison, résurrection. (E81, p. 359)

Ne nous contentons donc pas d’être touchés à la surface de nous-mêmes et mettons nous en route, concrètement, effectivement sur le chemin de la transformation. En sachant que le retour vers LUI efface toutes les chutes qui ont précédé ce retour et que, donc, nous n’avons rien à faire d’autre pour nous transformer que de nous quitter nous-mêmes, de LUI offrir chacun de nos instants et de LE porter en nous comme un joyau précieux, présence de l’éternité inscrite dans le temps.

MC

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18 Mai 2018

Tu n’es pas cellule, tu es œil. Sers !

Un lecteur des Dialogues avec l’ange partage sa méditation sur un message en allemand de l’ange Morgen destiné à un proche de Gitta Mallasz qui s’était enrôlé dans les SS, mais qui s’adresse à nous tous, humains.

La cellule au fond de l’œil
ne voit pas clair.
Aveuglément elle sert.
Toi, tu n’es pas cellule,
tu es œil.
Sers !
Sois source
de la nouvelle onde
dans l’Univers.
Les yeux des animaux
boivent.
Tu n’es ni animal,
ni ornemental,
homme,
tu DÉLIVRES !
Tu peux vaincre la nuit.
L’onde porte le rayon dans la vallée
où les aveugles se  tordent de douleur.
Tes yeux rayonnent :
La douleur cesse.
La nuit s’effondre.
QUE LA LUMIÈRE SOIT !

Morgen – Aube, p. 23, Daimon (*)

Que me dit ce texte que je ne me lasse pas de me réciter ? Lire la suite

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30 Mai 2017

Vera Székely, une artiste révélée à elle-même par Hanna Dallos et les « Dialogues avec l’ange »

« Plus j’avance dans la rédaction de mes rencontres avec l’œuvre de Vera, plus j’ai le sentiment que l’ange ne s’est jamais vraiment éloigné d’elle. »
Daniel Léger, Vera Székely Traces, Bernard Chauveau Edition, 2016, 176 pages

traces_vera-szekelyDaniel Léger et sa femme sont amateurs d’art. Un jour, dans une vente, ils ont le coup de foudre pour une table en céramique dont ils ne découvriront que plus tard la signature : Vera Székely. Leur achat, qui les intrigue et les comble à la fois, sera le début d’une histoire marquée par la rencontre avec cette artiste dont ils ne savaient rien. La rencontre sera unique, car Vera meurt trois ans plus tard, mais leur vie en sera comme aimantée. Ce livre est le journal d’une enquête, à la recherche des traces, à la fois éphémères et profondes, laissées par l’artiste et d’une quête de la source mystérieuse qui l’inspirait.

La source semble pouvoir être localisée en Hongrie, à Budapest. Vera et son mari, le sculpteur Pierre Székely, y ont tous deux été, très jeunes, élèves de Hanna Dallos dans les années 30 et jusqu’en 1944. Lire la suite

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24 Mai 2017

Il y a cinq ans, Gitta Mallasz reconnue «Juste parmi les nations»

Le 13 mai 2012,  dans le beau couvent des Bernardins à Paris, au cours d’une émouvante cérémonie, était décernée, à titre posthume, à Gitta Mallasz, la médaille de Juste parmi les Nations pour avoir sauvé, en décembre 1944, une centaine de femmes et d’enfants juifs de la déportation.

Andrea Mallasz, petite nièce de Gitta, reçoit la médaille et le titre de Juste le 13 mai 2012 à Paris

Andrea Mallasz, petite nièce de Gitta, reçoit le titre de Juste le 13 mai 2012 à Paris

Si Gitta Mallasz est le «scribe» qui a fait connaître au monde les Dialogues avec l’Ange, récit de l’expérience spirituelle qu’elle a vécue en 1943-44, en Hongrie, avec ses trois amis, Joseph Kreutzer, Hanna Dallos, et Lili Strausz,  elle a aussi été une femme courageuse et audacieuse qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour en sauver d’autres qui étaient irrémédiablement vouées à l’extermination. Lire la suite

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16 Mar 2017

Dialogues avec l’ange : l’apprentissage de la liberté intérieure

Patrick Sorrel est professeur agrégé de philosophie à Grenoble

Patrick Sorrel est professeur agrégé de philosophie à Grenoble

Dans L’expérience de la liberté intérieure, Patrick Sorrel, professeur de philosophie, s’interroge sur la liberté humaine. Alors que, généralement, les hommes se plaignent d’être limités dans leurs aspirations par le monde extérieur, Patrick Sorrel estime que celui-ci n’est que « le reflet de notre monde intérieur » et en conséquence se propose de cerner au plus près l’espace de notre liberté, tout d’abord d’en définir les limites, puis d’examiner les expériences d’élargissement de la conscience, telles les thérapies psychédéliques ou chamanistes, la communication intuitive ou les expériences de mort imminente. Lire la suite

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25 Fév 2017

Marguerite Kardos : « l’ange nous pousse à oser risquer la liberté et la confiance »

Marguerite 2Dans une longue interview au magazine Inexploré, Marguerite Kardos, présidente d’Adda, revient sur son itinéraire et raconte comment Gitta Mallasz lui a fait connaître l’enseignement qu’elle a reçu des anges en 1943-44 en Hongrie, leur pays d’origine à toutes deux. Depuis lors, elle ne cesse de le transmettre avec passion. « La grande force de ce message est d’être au-delà des dogmes et des religions » observe-t-elle. « Et c’est un message d’espoir et de joie, avec une exigence implacable et une confiance inébranlable dans les capacités évolutives de l’homme. »

L’ange inspire l’âme à accomplir sa mission
Inexploré n°33, janvier-février-mars 2017

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12 Déc 2016

Il y a quarante ans, la France découvrait Dialogues avec l’Ange

En décembre 1976, il y a tout juste quarante ans, Dialogues avec l’Ange paraissait en librairie. D’emblée, sa conception en faisait un livre hors du commun : pas de nom d’auteur sur la couverture,  non plus que celui de la maison d’édition. Simplement le titre « Dialogues avec l’Ange » en noir sur fond blanc. Austère et intriguant.

Gitta Mallasz, scribe et traductrice des Anges

dialogues-1976Cette parution était l’aboutissement de longues années d’attente et de travail. Après avoir subi quinze années de régime communiste en Hongrie, Gitta Mallasz, le « scribe des Anges », était arrivée en France en 1960 et s’était rapidement mise à la traduction française des quatre-vingt-huit entretiens qu’elle et ses amis avaient eus – en hongrois – avec leurs maîtres intérieurs, à Budapest, de juin 1943 à décembre 1944. Une fois le texte prêt, Gitta et son entourage se mirent en quête d’un éditeur. Pour ma part, je confiai le manuscrit à deux amis, tous deux lecteurs dans des maisons d’édition renommées, mais ne rencontrai que perplexité et incompréhension.
Nadia Schild, une très chère amie de Gitta avait de son côté envoyé le document à Claude Mettra, écrivain et producteur à France-Culture, qui, lui, comprit tout de suite qu’il s’agissait là d’un texte important et décida de lui consacrer une émission diffusée le 22 mars 1976. Gitta y racontait d’une voix tranquille l’incroyable histoire des « Dialogues » à un  Claude Mettra attentif et chaleureux. L’accueil fut très favorable. Il fut décidé de s’appuyer sur cette émission pour trouver un éditeur. Claude Mettra recommanda les éditions Aubier. Lire la suite

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13 Sep 2016

En 1943, des anges parlaient déjà d’écologie

A Budapest en 1943, les questions écologiques ne sont pas à l’ordre du jour des réunions de quatre amis très proches, dont trois vont être engloutis par le génocide juif. Et pourtant, l’extraordinaire enseignement spirituel qu’ils reçoivent alors de la bouche de l’une d’elles – retranscrit dans les Dialogues avec l’ange – s’adresse également à notre époque confrontée à des problèmes non moins cruciaux. Aujourd’hui, c’est l’existence même de l’humanité qui est menacée par la surexploitation d’une nature devenue corvéable à merci.

L’homme fait fausse route

Les avertissements sont peu nombreux dans les Dialogues avec l’ange, mais ils annoncent déjà la crise morale et écologique dans laquelle l’humanité s’enfonce aujourd’hui : démesure de la technologie, prédation, surconsommation, course à la richesse, misère, guerres…

Crédit photo MMA|MHO

Crédit photo MMA|MHO

– Tout un réseau de routes bétonnées
parcourt la terre en tous sens.
Elles sont vastes, larges et lisses,
et la folie les chevauche.
Il y a beaucoup de voies, beaucoup.
Ne sois pas étonnée,
si l’homme a oublié la petite, l’étroite, la seule !
(Dialogues avec l’ange, entretien 20 avec Lili, p. 118)

La matière fait explosion,
nausée de la saturation et de l’excès, du « beaucoup ».
Que vienne le « plus » !
(Dialogues avec l’ange, entretien 63, p. 303) Lire la suite

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27 Avr 2016

Juliette Binoche parle des Dialogues avec l’ange sur le Divan

Juliette Binoche était sur Le divan de Marc-Olivier Fogiel sur France 3 le 26 avril. Elle y a parlé des Dialogues avec l’ange, son livre de chevet.

« C’est un livre aide et un livre séisme, un compagnon de route mystérieux, sur lequel je reviens sans cesse. J’y ai immédiatement reconnu ce lieu intérieur, une voix, des forces, la force, un enseignement essentiel. »

Quand Juliette parle des Dialogues (à partir de 1h 06’50 »)

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Juliette Binoche à l’Institut hongrois de Paris en 2012 où elle avait lu des extraits des Dialogues avec l’ange lors d’une soirée en mémoire de Gitta Mallasz. (Photo Seven Angels Films)

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24 Jan 2016

Les Dialogues avec l’ange dans la bibliothèque idéale du Monde des religions

5143_couv-mdr-75Le Monde des religions vient de sélectionner les Dialogues avec l’ange pour sa rubrique « Ma  bibliothèque idéale ». Dans une longue interview, Marguerite Kardos raconte les circonstances singulières dans lesquelles Gitta Mallasz, qu’elle avait connue à Budapest, lui a fait découvrir ce texte en 1965 à Paris, bien avant qu’il ne soit publié. Elle parle ensuite avec passion de l’éblouissement que ce fut pour elle et tente de résumer la teneur des enseignements reçus par Gitta et ses ami(e)s à Budapest en 1943-44.

« Cet enseignement est actuel dans notre époque de transition, décisif pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Ce n’est ni une philosophie, ni une religion, c’est une leçon individuelle et pratique. C’est un message d’espérance et de foi, de joie et de renouveau. L’homme n’est pas condamné à être prédateur et consommateur. Il peut devenir co-créateur de sa propre destinée et du nouveau qui crie vers nous afin de naître. »

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