18 Mai 2018

Tu n’es pas cellule, tu es œil. Sers !

Un lecteur des Dialogues avec l’ange partage sa méditation sur un message en allemand de l’ange Morgen destiné à un proche de Gitta Mallasz qui s’était enrôlé dans les SS, mais qui s’adresse à nous tous, humains.

La cellule au fond de l’œil
ne voit pas clair.
Aveuglément elle sert.
Toi, tu n’es pas cellule,
tu es œil.
Sers !
Sois source
de la nouvelle onde
dans l’Univers.
Les yeux des animaux
boivent.
Tu n’es ni animal,
ni ornemental,
homme,
tu DÉLIVRES !
Tu peux vaincre la nuit.
L’onde porte le rayon dans la vallée
où les aveugles se  tordent de douleur.
Tes yeux rayonnent :
La douleur cesse.
La nuit s’effondre.
QUE LA LUMIÈRE SOIT !

Morgen – Aube, p. 23, Daimon (*)

Que me dit ce texte que je ne me lasse pas de me réciter ?

« Tu n’es pas cellule, tu es œil »

La cellule au fond de l’œil ne voit pas clair.

Analogie biologique. La cellule au fond de l’œil, la cellule rétinienne, ne voit pas par elle-même. Ce qui permet à un animal ou à l’homme de voir, c’est l’organe, l’œil, et même le système visuel dans son ensemble. C’est la coopération entre les cellules de l’oeil, entre différents organes (œil, nerf, cerveau), qui a permis l’émergence d’une propriété nouvelle du vivant, la capacité de voir.

Je ne suis pas cellule, pas un simple rouage.
Je suis œil, collaboration de cellules, je vois.
La cellule au fond de l’œil n’est pas consciente, seul le «  je » conscient voit : je vois.

Dans une société de milliards de cellules humaines, je ne suis pas simple cellule. Je suis œil,  organe.

La cellule sert aveuglément, elle n’est qu’un rouage, comme les SS au service d’Hitler.
Mais si je suis œil, je peux servir (à quelque chose, me rendre utile).
NDT : le mot servir revient à deux reprises, mais dans des sens différents. En allemand, ce sont deux verbes différents : « dienen », servir (un maître) et « taugen », servir à quelque chose.

Celui qui sert aveuglément ne voit pas la lumière. Il s’en remet à son maître qui voit pour lui. Il faut être libre pour voir, accéder à la clarté de la co-naissance (**).

« Les yeux des animaux boivent, mais tes yeux rayonnent »

Je ne suis pas qu’un animal. L’œil de l’animal est un capteur, passif. C’est grâce à lui et à ses autres capteurs sensoriels que l’animal survit.

Les yeux des animaux boivent

Je ne suis pas ornemental. Je ne suis pas sur terre pour faire tapisserie, mais pour agir. Pas pour boire (en allemand, « saugen », littéralement, « aspirer », « pomper »), mais pour donner.

— Tu regardes, mais tu ne rayonnes pas.
Tes yeux n’ont pas été faits pour regarder.
Il faut un renversement. (E8G, p. 47)

Tous les êtres vivants sont soumis à l’évolution génétique, n’opérant que très lentement au fil des  générations successives, inopérante à l’échelle de leur existence. Ils la subissent.
Mais contrairement à l’animal, je peux influer sur le cours de mon existence et même sur celui de l’évolution.

La nouvelle onde qu’il m’est donné de rayonner est une onde d’amour, de joie. Comme les ondes physiques qui assurent la cohésion de la matière, la nouvelle onde est une force de cohésion entre les cellules humaines d’une humanité en devenir.

La loi pour vous, c’est d’être unis,
et c’est la liberté pour vous.
Séparément, vous êtes des esclaves. Unis, vous êtes libres. » (E31G, p. 188)

« Sois source de la nouvelle onde dans l’Univers » : pas seulement dans mon petit monde, mais dans l’univers entier.

« Ce rayonnement en toi a le pouvoir d’éveiller les aveugles »

La lumière peut vaincre la nuit, délivrer les aveugles, ceux qui servent aveuglément, qui ne sont que cellules. Il ne s’agit pas de les « convertir », mais de vivre pleinement ma vie : rayonner, éclairer, sourire…

La nouvelle onde produit à la fois un éveil individuel et l’éveil d’une conscience collective.

L’éveil fait cesser les souffrances (les aveugles souffrent de ne pas voir, mais surtout des conséquences de leur cécité).

La nuit s’effondre (littéralement « éclate ») : processus explosif, émergence. Seconde naissance. Ce n’est pas la nuit qui s’efface, car l’obscurité n’a pas de réalité. Elle n’est qu’absence de lumière. Cette lumière, il ne tient qu’à moi de la rayonner.

(*) Traduction légèrement retouchée

(**) La co-naissance est un néologisme utilisé par Paul Claudel et repris par Gitta Mallasz pour traduire le hongrois értelem (entendement,  intelligence, sens…). Commentaire de Gitta : « Hanna est incapable de trouver le mot juste pour l’attraction et l’union de l’homme et de la matière, pour le nouvel élément unificateur, faute de mieux, elle choisit le mot hongrois « értelem ». Mais l’Ange va bien au-delà du sens trop restreint de ce mot en ajoutant que cet « értelem » est en vérité Amour ». (Dialogues avec l’ange, p. 343)

Crédits photo : Mark Fairchild, Francois Meehan, Ferendus

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16 Août 2017

Reprise des lectures partagées des Dialogues avec l’ange : jeudi 21 septembre

Depuis plusieurs années, Adda organise à Paris des rencontres mensuelles animées par Marguerite Kardos pour faire connaître ou approfondir l’enseignement spirituel des Dialogues avec l’ange et aider les participants à le vivre au quotidien.

Reprise le jeudi 21 septembre 2017 à 19h45, puis une fois par mois, le jeudi de 19h45 à 22h. Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

Calendrier

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30 Mai 2017

Vera Székely, une artiste révélée à elle-même par Hanna Dallos et les « Dialogues avec l’ange »

« Plus j’avance dans la rédaction de mes rencontres avec l’œuvre de Vera, plus j’ai le sentiment que l’ange ne s’est jamais vraiment éloigné d’elle. »
Daniel Léger, Vera Székely Traces, Bernard Chauveau Edition, 2016, 176 pages

traces_vera-szekelyDaniel Léger et sa femme sont amateurs d’art. Un jour, dans une vente, ils ont le coup de foudre pour une table en céramique dont ils ne découvriront que plus tard la signature : Vera Székely. Leur achat, qui les intrigue et les comble à la fois, sera le début d’une histoire marquée par la rencontre avec cette artiste dont ils ne savaient rien. La rencontre sera unique, car Vera meurt trois ans plus tard, mais leur vie en sera comme aimantée. Ce livre est le journal d’une enquête, à la recherche des traces, à la fois éphémères et profondes, laissées par l’artiste et d’une quête de la source mystérieuse qui l’inspirait.

La source semble pouvoir être localisée en Hongrie, à Budapest. Vera et son mari, le sculpteur Pierre Székely, y ont tous deux été, très jeunes, élèves de Hanna Dallos dans les années 30 et jusqu’en 1944. Lire la suite

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24 Mai 2017

Il y a cinq ans, Gitta Mallasz reconnue «Juste parmi les nations»

Le 13 mai 2012,  dans le beau couvent des Bernardins à Paris, au cours d’une émouvante cérémonie, était décernée, à titre posthume, à Gitta Mallasz, la médaille de Juste parmi les Nations pour avoir sauvé, en décembre 1944, une centaine de femmes et d’enfants juifs de la déportation.

Andrea Mallasz, petite nièce de Gitta, reçoit la médaille et le titre de Juste le 13 mai 2012 à Paris

Andrea Mallasz, petite nièce de Gitta, reçoit le titre de Juste le 13 mai 2012 à Paris

Si Gitta Mallasz est le «scribe» qui a fait connaître au monde les Dialogues avec l’Ange, récit de l’expérience spirituelle qu’elle a vécue en 1943-44, en Hongrie, avec ses trois amis, Joseph Kreutzer, Hanna Dallos, et Lili Strausz,  elle a aussi été une femme courageuse et audacieuse qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour en sauver d’autres qui étaient irrémédiablement vouées à l’extermination. Lire la suite

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16 Mar 2017

Dialogues avec l’ange : l’apprentissage de la liberté intérieure

Patrick Sorrel est professeur agrégé de philosophie à Grenoble

Patrick Sorrel est professeur agrégé de philosophie à Grenoble

Dans L’expérience de la liberté intérieure, Patrick Sorrel, professeur de philosophie, s’interroge sur la liberté humaine. Alors que, généralement, les hommes se plaignent d’être limités dans leurs aspirations par le monde extérieur, Patrick Sorrel estime que celui-ci n’est que « le reflet de notre monde intérieur » et en conséquence se propose de cerner au plus près l’espace de notre liberté, tout d’abord d’en définir les limites, puis d’examiner les expériences d’élargissement de la conscience, telles les thérapies psychédéliques ou chamanistes, la communication intuitive ou les expériences de mort imminente. Lire la suite

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25 Fév 2017

Marguerite Kardos : « l’ange nous pousse à oser risquer la liberté et la confiance »

Marguerite 2Dans une longue interview au magazine Inexploré, Marguerite Kardos, présidente d’Adda, revient sur son itinéraire et raconte comment Gitta Mallasz lui a fait connaître l’enseignement qu’elle a reçu des anges en 1943-44 en Hongrie, leur pays d’origine à toutes deux. Depuis lors, elle ne cesse de le transmettre avec passion. « La grande force de ce message est d’être au-delà des dogmes et des religions » observe-t-elle. « Et c’est un message d’espoir et de joie, avec une exigence implacable et une confiance inébranlable dans les capacités évolutives de l’homme. »

L’ange inspire l’âme à accomplir sa mission
Inexploré n°33, janvier-février-mars 2017

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12 Déc 2016

Il y a quarante ans, la France découvrait Dialogues avec l’Ange

En décembre 1976, il y a tout juste quarante ans, Dialogues avec l’Ange paraissait en librairie. D’emblée, sa conception en faisait un livre hors du commun : pas de nom d’auteur sur la couverture,  non plus que celui de la maison d’édition. Simplement le titre « Dialogues avec l’Ange » en noir sur fond blanc. Austère et intriguant.

Gitta Mallasz, scribe et traductrice des Anges

dialogues-1976Cette parution était l’aboutissement de longues années d’attente et de travail. Après avoir subi quinze années de régime communiste en Hongrie, Gitta Mallasz, le « scribe des Anges », était arrivée en France en 1960 et s’était rapidement mise à la traduction française des quatre-vingt-huit entretiens qu’elle et ses amis avaient eus – en hongrois – avec leurs maîtres intérieurs, à Budapest, de juin 1943 à décembre 1944. Une fois le texte prêt, Gitta et son entourage se mirent en quête d’un éditeur. Pour ma part, je confiai le manuscrit à deux amis, tous deux lecteurs dans des maisons d’édition renommées, mais ne rencontrai que perplexité et incompréhension.
Nadia Schild, une très chère amie de Gitta avait de son côté envoyé le document à Claude Mettra, écrivain et producteur à France-Culture, qui, lui, comprit tout de suite qu’il s’agissait là d’un texte important et décida de lui consacrer une émission diffusée le 22 mars 1976. Gitta y racontait d’une voix tranquille l’incroyable histoire des « Dialogues » à un  Claude Mettra attentif et chaleureux. L’accueil fut très favorable. Il fut décidé de s’appuyer sur cette émission pour trouver un éditeur. Claude Mettra recommanda les éditions Aubier. Lire la suite

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13 Sep 2016

En 1943, des anges parlaient déjà d’écologie

A Budapest en 1943, les questions écologiques ne sont pas à l’ordre du jour des réunions de quatre amis très proches, dont trois vont être engloutis par le génocide juif. Et pourtant, l’extraordinaire enseignement spirituel qu’ils reçoivent alors de la bouche de l’une d’elles – retranscrit dans les Dialogues avec l’ange – s’adresse également à notre époque confrontée à des problèmes non moins cruciaux. Aujourd’hui, c’est l’existence même de l’humanité qui est menacée par la surexploitation d’une nature devenue corvéable à merci.

L’homme fait fausse route

Les avertissements sont peu nombreux dans les Dialogues avec l’ange, mais ils annoncent déjà la crise morale et écologique dans laquelle l’humanité s’enfonce aujourd’hui : démesure de la technologie, prédation, surconsommation, course à la richesse, misère, guerres…

Crédit photo MMA|MHO

Crédit photo MMA|MHO

– Tout un réseau de routes bétonnées
parcourt la terre en tous sens.
Elles sont vastes, larges et lisses,
et la folie les chevauche.
Il y a beaucoup de voies, beaucoup.
Ne sois pas étonnée,
si l’homme a oublié la petite, l’étroite, la seule !
(Dialogues avec l’ange, entretien 20 avec Lili, p. 118)

La matière fait explosion,
nausée de la saturation et de l’excès, du « beaucoup ».
Que vienne le « plus » !
(Dialogues avec l’ange, entretien 63, p. 303) Lire la suite

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27 Avr 2016

Juliette Binoche parle des Dialogues avec l’ange sur le Divan

Juliette Binoche était sur Le divan de Marc-Olivier Fogiel sur France 3 le 26 avril. Elle y a parlé des Dialogues avec l’ange, son livre de chevet.

« C’est un livre aide et un livre séisme, un compagnon de route mystérieux, sur lequel je reviens sans cesse. J’y ai immédiatement reconnu ce lieu intérieur, une voix, des forces, la force, un enseignement essentiel. »

Quand Juliette parle des Dialogues (à partir de 1h 06’50 »)

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Juliette Binoche à l’Institut hongrois de Paris en 2012 où elle avait lu des extraits des Dialogues avec l’ange lors d’une soirée en mémoire de Gitta Mallasz. (Photo Seven Angels Films)

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24 Jan 2016

Les Dialogues avec l’ange dans la bibliothèque idéale du Monde des religions

5143_couv-mdr-75Le Monde des religions vient de sélectionner les Dialogues avec l’ange pour sa rubrique « Ma  bibliothèque idéale ». Dans une longue interview, Marguerite Kardos raconte les circonstances singulières dans lesquelles Gitta Mallasz, qu’elle avait connue à Budapest, lui a fait découvrir ce texte en 1965 à Paris, bien avant qu’il ne soit publié. Elle parle ensuite avec passion de l’éblouissement que ce fut pour elle et tente de résumer la teneur des enseignements reçus par Gitta et ses ami(e)s à Budapest en 1943-44.

« Cet enseignement est actuel dans notre époque de transition, décisif pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Ce n’est ni une philosophie, ni une religion, c’est une leçon individuelle et pratique. C’est un message d’espérance et de foi, de joie et de renouveau. L’homme n’est pas condamné à être prédateur et consommateur. Il peut devenir co-créateur de sa propre destinée et du nouveau qui crie vers nous afin de naître. »

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