Témoignage : mon premier voyage en Hongrie

Anne s’est rendue à Budapest avec d’autres membres d’Adda pour le vernissage le 20 février de l’exposition « Danse de Lumière » de Bang Hai Ja, artiste inspirée et traductrice avec son mari des Dialogues avec l’ange en coréen.

Bang_Hai_Ja_Budapest_2014J’attendais, sans le savoir, qu’une occasion se présente. Ce fut Hai Ja, une exposition à Budapest de de ses nombreux derniers tableaux : Matière-Lumière, nés sous l’inspiration de la lecture des Dialogues avec l’Ange !

Assister, participer à la préparation de l’exposition, a été un enseignement et un cadeau.

« La Lumière se déverse à travers toi » (1)

Chez Hai Ja, rien n’est superflu, aucun geste, aucune parole. Un balayage du regard, des déplacements précis, des moments de ressourcement aussi, dans l’intériorité immobile et silencieuse… Un calme irradiant…

Et quel privilège de se voir confier avec simplicité et confiance des tâches qui nous faisaient toucher, manipuler, ces tableaux d’une délicatesse et d’une profondeur presque sacramentelles. Quelle jubilation enfin de parcourir leur ensemble  dans une vibration intérieure faisant écho à ce que l’on contemple.

Ces couleurs, ces couleurs, ces couleurs … d’aurores, de création du monde, d’infini et d’éternité, comme un nectar : « la joie est l’air du monde nouveau» ! (2)

Découverte également des danses coréennes : le chatoiement des costumes, les maquillages, la musique et la danse comme une respiration. Et l’accueil chaleureux de ce Centre Culturel Coréen qui sait faire joyeusement et généreusement partager sa culture. Rien d’égal avec d’autres centres visités par ailleurs.

Un premier pas en Corée, à Budapest, qui s’offre comme un parfum d’amitié, que j’accueille avec gratitude.

Photos Seven Angel Films

Puis, ce sera enfin la plongée attendue, dans la Hongrie, avec ses temps forts :

BUDALIGET … BUDALIGET… le mot résonne depuis longtemps dans mon silence intérieur, comme un appel.

Nous sommes, trois, quatre, cinq amis misérablement ordinaires sous une pluie battante, dans ce quartier de maisons ordinaires, comme les gens qui l’occupaient à l’époque, là où s’est produit l’extra-ordinaire dans son ultime simplicité.

« Quoi de plus naturel que de parler ensemble » (3)

L’émotion est douce et profonde. De nos lèvres, de nos cœurs, montent une action de grâce et des promesses secrètes… Etreinte subtile, joie indicible.

Puis, Katalin. Un empressement fiévreux s’empare de moi pour reconnaître chacun des lieux avec exactitude, relire les passages liés à chacun des évènements dont nous avons les témoignages gravés en nous, douloureusement, et les confronter à la réalité, sur place.

Les lieux sont aujourd’hui occupés par des enfants qui courent et jouent et rient. Et c’est un grand réconfort. Sourires dans les yeux et sur les lèvres, promesse d’avenir.

Les enfants connaîtront l’histoire de ce lieu. Elle leur sera racontée.

Que dire de Budapest, sillonnée trop rapidement, mais suffisamment pour y percevoir la chaleur de l’hospitalité, la gentillesse et l’amabilité spontanées,  la joie de vivre…

Un premier pas en Hongrie et le désir qu’il y en ait d’autres.

Köszönöm !

AA

(1)   Gitta : Comment faire pour que mes tableaux contiennent la Nouvelle Lumière, et en fasse naître le désir chez ceux qui les regardent ?
— LA LUMIÈRE SE DÉVERSE À TRAVERS TOI…
Je vais te dire un secret :
La LUMIÈRE est la même que la lumière,
seule l’intensité est différente.
Entretien 9 avec Gitta (p. 50)

(2)   Entretien 28 avec Lili (p. 169)

(3)   Entretien 28 avec Lili (p. 171)

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