Comment fonctionne le groupe facebook Dialogues avec l’Ange ? Echanges sur la souffrance

Chaque jour sur le mur du groupe facebook de 1000 personnes (dont 595 membres actifs) dédié aux Dialogues avec l’Ange est posté un extrait du livre, le même que celui du Verbatim envoyé également à plus de 1000 personnes.
 Ces extraits peuvent être l’occasion d’échanges, mais rien n’est obligatoire. Heureusement ! 
Une dizaine de personnes les commente régulièrement et leurs commentaires sont très consultés (en janvier, entre 230 et 354 personnes ont lu les publications du jour).

Les échanges sont généralement profonds, respectueux. Mais de temps en temps, on voit arriver un savant, qui semble avoir besoin de faire étalage de sa science et commet de longues dissertations, mettant en relation tel ou tel passage des Dialogues avec la Bible (la plupart du temps) ou alors, cite des phrases de sagesse, telles qu’on en trouve à la pelle dans les forums consacrés à la spiritualité, du style « tout est illusion » ou bien « tout est parfait ». D’autres encore ont le projet précis de rallier du monde à leur propre manière d’envisager les réunions autour des Dialogues avec l’Ange. D’autres, enfin, arrivent en hurlant très vite au diable dès que certains mots sont prononcés, tels que « karma », persuadées qu’elles sont d’avoir à défendre la tradition chrétienne. À tous ceux-ci, nous rappelons que nous sommes là pour partager la manière dont chaque phrase des Dialogues éclaire notre vie.

Nous avons placé en exergue du groupe la recommandation suivante :

« Prévoyant qu’après sa mort, certains s’empareraient du livre Dialogues avec l’Ange, risquant d’en dénaturer l’esprit, Gitta avait formulé une mise en garde, placée en exergue de tous ses livres :

« Toute conférence, toute interprétation écrite ou orale des Dialogues avec l’Ange proposées par d’autres que moi le sont sans mon consentement. »

Consciente du trouble que sa mise en garde pouvait causer, elle précise dans le codicille de son testament (Petits Dialogues d’hier et d’aujourd’hui, p. 156) :

« Est-ce que cela veut dire qu’il est désormais interdit de se réunir pour parler des Dialogues ? »

Gitta : « Bien sûr que non !
Au contraire, cela peut être un grand enrichissement.

Mais tout est gâté
si quelqu’un y joue au maître
– une habitude prétentieuse !
ou si quelqu’un compare les Dialogues avec d’autres enseignements
– une habitude mentale stérilisante !

Par contre, tout est vivifié
si quelqu’un lit à haute voix la parole des Anges,
ou si quelqu’un communique aux autres sa joie nourrie des Dialogues,
et les enseignements qu’il a pu en tirer pour lui-même. »

L’ENSEIGNEMENT EST PAROLE,
ET LA PAROLE DEVIENDRA INCANDESCENTE
SI VOS LÈVRES LA PRONONCENT. [349] »

Malgré ces rappels réitérés, il peut s’avérer que certains persistent dans leur attitude : les six administrateurs du groupe se consultent alors pour décider que faire et la plupart du temps nous excluons la personne du groupe. Mais cela n’a lieu qu’après moult mises en garde. 
Nous tenons à préserver cette spontanéité des échanges : personne ne sait pour l’autre ! Témoigner de sa compréhension n’est pas un exercice intellectuel, mais le fruit d’un questionnement lancinant parfois, douloureux souvent.

Afin d’illustrer la richesse de ce qui s’échange dans ce groupe, nous avons choisi de transcrire les échanges des 5 et 7 février 2019, se rapportant à des passages concernant la souffrance.

Évidemment les échanges sont écrits, la parole de l’Ange n’est pas prononcée à l’oral. Cependant vous pourrez découvrir leur spontanéité et leur authenticité.

Précisons encore que la plupart des personnes en présence ne se sont jamais rencontrées dans la « vraie » vie et ne se connaissent, dans le meilleur des cas, qu’au travers de leurs publications individuelles sur le réseau facebook.

L’extrait du jour est en bleu, les commentaires de chaque personne identifiés par une couleur arbitrairement choisie.

MC

Le 5 février 2019

N’attendez de la souffrance aucun fruit, rien de bon.
La souffrance remplit la plaie ouverte.
La plaie est le péché et la souffrance est la réponse.
La plaie est le vide que la guérison remplit.
Ce n’est pas le « plus ». Ce n’est pas le fruit.
Ce « plus »-là n’est qu’apparence.

(Dialogues avec l’ange, entretien 84, p. 364)

Luc-N. :
La souffrance n’est certainement pas la voie royale pour l’épanouissement… C’est encore beaucoup trop ancré dans nos pensées… On peut apprendre du bonheur et du plaisir… Autant sinon plus que de la souffrance…

Martine-C :
on a bien souvent encore besoin de la punition ou de la menace de la punition pour avancer, pour changer…l’homme est encore bien enfant dans sa manière d’appréhender le monde, ses choix.

Luc-N.:
Même s’il y a une autre « éducation » pour nous enfants, s’appuyant moins sur la faute et davantage sur l’expérience

Gaëlle-BG. :
J’ai du mal à comprendre cette histoire de souffrance. J’aurai tendance à croire que tout ce qui existe à un sens et sert le grand plan divin. Car, lorsqu’on se brûle, c’est la souffrance qui nous fait reculer. Certes, l’erreur est bien de s’être approché trop près du feu, mais la souffrance peut aussi nous forcer à nous concentrer sur la plaie et ses causes. Une plaie asymptomatique peut freiner la guérison (je pense aux cancers que l’on détecte trop tard par exemple). N’y a-t-il pas une forme d’utilité malgré tout ?
Martine-C en fait, il me semble que l’ange nous invite à regarder en amont de nos actes, de nos pensées: c’est là que se crée le fossé entre LUI et nous. C’est ce fossé qui est appelé péché.
Je pense comme toi que toute erreur nous permet de grandir, si on en repère les causes.
En grandissant, ce à quoi l’Ange nous appelle, on se relie de plus en plus souvent, de plus en plus à LUI et on tombe moins. Donc les sources de souffrance diminuent.

Marie-P. :
Gaëlle, votre exemple est sur le plan de la matière : son corps, sa peau, et un feu extérieur. La souffrance ici enseigne à ne pas trop s’approcher du feu. Sur le plan intérieur, sur son chemin « à travers le vide », ce serait différent : la souffrance n’enseigne pas, elle ne porte pas fruit.

Martine-C. :
sur le plan intérieur aussi! les souffrances psychologiques liées à un travail, une relation, existent aussi et elles nous apprennent également. Enfin, je trouve! j’ai beaucoup appris de mes souffrances intérieures.

Marie-P :
Oui, j’apprends de mes « erreurs », de mes chutes, mais est-ce que je peux dire que c’est la souffrance qui m’enseigne ? N’est-ce pas le fait de VOIR, de (RE)CONNAITRE mes erreurs qui m’enseigne ? C’est vrai, la souffrance m’est utile car elle m’avertit que j’ai quelque chose à voir, à apprendre dans ce qui s’est passé mais peut-on dire que c’est elle qui porte fruit ? Ce qui porte fruit, c’est de voir, de (re)connaître mon « erreur », sans me juger !

Luc-N :
Je fais la différence entre douleur liée à l’expérience : le feu ou la maladie. Et la souffrance qui est la façon dont j’accueille ou pas cette douleur : comme sentir victime, ressentir une injustice, etc.
Cette souffrance n’est pas toujours utile.
Pas plus que la joie, le plaisir, le bonheur… Se réjouir est aussi source d’apprentissage tout comme prendre conscience de sa douleur ou de ses mécanismes internes de souffrance… Comprendre comment on jouit d’être et comment s’en réjouir est tout aussi valable pour grandir.

Martine-C. :
oui, mais tant qu’on n’a pas décidé qu’on n’était pas « obligé » d’être victime, on subit : il y a un (des?) bénéfice(s) secondaire(s) à se sentir victime.
Ceci dit, il existe des situations où objectivement il y a victime.

Luc-N:
Être victime n’est pas de l’ordre de l’être mais d’une expérience temporelle et spatiale : ici avec lui je suis victime, mais je ne suis pas une victime dans mon être.

Marie-P. :
LA SOUFFRANCE N’EST LE GUIDE QUE DE L’ANIMAL. » p. 126

Paula-T :
Je fais aussi la distinction entre douleur et souffrance. La souffrance c’est le mental qui « instrumentalise » la douleur ressentie. Donc si la douleur est parfois inévitable, la souffrance, elle, peut être évitée.

Chantal-D. :
Paula-T, je suis d’accord avec vos réflexions. J’ai d’ailleurs traité le sujet dans un de mes livres et nous travaillons souvent sur la dissolution des souffrances inutiles (qui se différencient de la douleur). Le dialogue nous conforte dans cette idée ….

Martine-C. :
Oui Marie, mais que celui qui n’a jamais péché (au sens de rater la cible) et souffert de son péché, se manifeste !

Marie-P. :
Martine, Je ne sais pas ce qui me vaut votre commentaire mais je rate la cible très souvent. Cela peut être l’opportunité de voir, de (re)connaitre comment je m y suis pris pour la rater.

Martine-C. :
C’est la phrase que vous avez citée : la souffrance n’est le guide que de l’animal; et cela m’a conduit à penser que cette phrase peut être douloureuse à entendre pour quelqu’un qui souffre ; ce n’était pas une attaque personnelle !

Gaëlle-BG. :
A travers ce que vous dites tous, il me semble qu’il y a 2 sortes de plaies : celle que l’on nous inflige et celle que l’on s’inflige. La souffrance remplit de façon égale les deux plaies. Elle ne serait qu’une réponse « mécanique », un passage, donc pas un « fruit », contrairement à ce que certains chercheurs de sainteté ont voulu nous faire croire. Par contre, il me semble que la guérison ne peut intervenir qu’à partir du moment où l’on tend au juste, à l’équilibre. Elle ne peut pas intervenir si on entretient la plaie/ la souffrance par un ego mal placé (autoflagellation de toutes sortes, orgueil de se sentir le centre de l’attention…). Un truc très humain, et pas très animal 😉 Je suis toujours étonnée de voir combien des personnes d’une qualité indéniable peuvent finir dans de terribles souffrances. Les « quatre » n’y ont pas échappé (le Christ non plus…). La guérison se trouverait alors dans le don, constant et infini, de tout, y compris de la souffrance, de la plaie, et même de la guérison.

Marie-P. :
Je comprends qu’il soit douloureux à entendre, cet enseignement des Dialogues. Mais cette douleur peut être l’opportunité de questionner son ange.

Martine C. :
bien sûr!

Pierre-L. :
…la souffrance n’est pas agissante / Le sacrifiant ne reçoit pas de bénédiction…Car sacrifiant et sacrifice sont UN : AD / le DONNE // Entretien du vendr. 21 juillet 1944 – (page 313)

Françoise-G. :
et quelques lignes plus loin un message d’importance pour l’humanité, un message pour aujourd’hui : « Adam erre sans raison et sans but…. Adam a été conçu dans la sérénité, il a été trompé par le serpent. Il est aveugle, mort…mais l’Agneau s’est offert en sacrifice, et Adam revit. parce que LUI est la VIE. » (pour celui qui a des oreilles pour entendre)… Merci Martine – Lumière à Nous Tous !

Fabienne L. :
Quelle révélation! « Ce plus là n’est qu’apparence » . La plaie …
On peut se perdre de vue totalement ( l’ego renforcé par la souffrance, c’est ce qui m’est arrivé) donc, retrouvons notre liberté ! cette liberté , oui ! de penser que nous pouvons apprendre autrement que par la souffrance. (oser désapprendre encore une fois !)
Un jour, j’ai crié à l’intérieur de moi, ( de toutes mes cellules je crois) un gros : ça suffit!
c’est assez ! J’ai librement accepté le chemin de souffrance parcouru (expérience de maladie) puis j’ai dit oui (ce oui était la seule avenue qui me semblait envisageable, porteuse de changements) donc j’ai dit oui à une nouvelle façon d’aborder l’existence, – apprendre dans le bonheur, la joie, et progressivement la maladie, du moins les symptômes les plus importants, a quitté mon corps. Je ne dis pas que c’est seulement grâce à une énorme prise de conscience , mais cela a grandement contribué.
« N’attendez de la souffrance aucun fruit , rien de bon. »
C’est clair.
Je nous souhaite de trouver la volonté de débloquer en nous cette énergie qui s’est égarée, invitons les nouveaux bourgeons à parcourir nos sillons intérieurs!
« Mes larmes
Remontons la sève
Tous ses sillons
Pour un bourgeon que l’on soulève
Mille saisons »
Rien n’est impossible a dit l’Ange. 💛

Merci de me rappeler cet entretien aujourd’hui.

Martine C:
Merci pour ce témoignage précieux de ton vécu Fabienne ❤️

Fabienne-L :
❤️

Martine-SA.:
Fabienne L. merci Fabienne, je commence a comprendre, ce n’est pas facile. Je croyais que la souffrance était nécessaire pour progresser……

Fabienne-L. :
Nous passons par l’expérience de la souffrance, mais elle ne serait pas un passage obligé. C’est de mon côté, ce que je comprends aussi de mieux en mieux.
Et l’Ange est toujours là. Et précisément dans la Joie ressentie. Seule notre capacité à ressentir cette joie a des limites nous confie-t-il .
Je terminerais en disant qu’il est possible, en toutes circonstances, en tout temps, de vivre les enseignements de l’Ange, en ayant l’ouverture, l’accueil , et ce, à travers, également, les parenthèses comme les périodes de souffrances (maladies etc) . Bonne continuité Martine S-A

Michel-R. :
C’est en pensant aux 32 blessés de l’immeuble parisien qui a brûlé hier, et aux familles des 10 victimes qui y ont laissé leur vie que je relis tous vos commentaires. Lutter contre la plaie à l’origine de cet incendie, l’isolement, la détresse psychologique, les conflits de voisinage, c’est aussi un moyen de combler les plaies, et cela évitera peut être d’autres drames comme celui-ci.

Martine-C :
oh oui, je suis bien d’accord.

Marie-P. :
 Ce matin au réveil m’est revenu le passage suivant (p.277)
« IL N’Y A QU’UNE SOUFFRANCE :
« ETRE AU-DEHORS ».[…..]
L’AME NE S’EGARE QU’AU DEHORS,
AU –DEDANS, SON NID ETERNEL. »
Toute souffrance « psychologique » serait l’opportunité d’apprendre à nous relier à notre « nid éternel » ?

Hélène-D. :
Cela me renvoie à la notion de sacrifice (je souffre pour toi !) qui pour moi est un manque d’amour car cela crée de la dette vis à vis d’autrui et l’attache. C’est le contraire du don qui est amour.

Luc-N. :
Ne faut-il pas nuancer ? Le sacrifice peut être gratuit et spontané… Lorsqu’une de mes filles a eu un accident j’aurais bien aimé me sacrifier à sa place sans rien lui demander en retour…

Hélène-D. :
Luc-N., Oui mais ce sacrifice là est un don et un acte d’amour, il n’entraine pas de dette. Je parlais des personnes qui affirment par exemple « avec tout ce que j’ai fait pour toi ».
Luc N. Merci de la précision…

Pierre-D. :
Gitta : Je comprends enfin le paradoxe : « Accepte la souffrance… », dit au début des entretiens, et son contraire d’aujourd’hui ; «- La souffrance n’est pas nécessaire… » La souffrance ne saurait être un but en soi. Elle n’est rien d’autre que le signal d’une attitude erronée (« péché »}. Si je comprends clairement pourquoi je souffre, et si j’accepte librement de me transformer, la souffrance a accompli sa tâche positive ; elle n’est plus nécessaire. Mais la prise de conscience ne suffit pas : la transformation passe obligatoirement par l’acte juste, accompli dans la vie quotidienne. Là, seulement là, je me suis délivrée moi-même de l’ancien (du « mal ») . Je pressens que la souffrance peut jouer un rôle d’outil pour accéder à la Délivrance – mais ces perspectives me dépassent encore.- ( E 84 p. 365)

Martine-C. :
Merci Pierre c’était le contenu de l’extrait publié aujourd’hui

Pierre-D. :
je sais – j’ai ajouté sur la Délivrance – Bonne journée

Martine-C. :
Merci Pierre

Luc-N. :
Ce n’est pas parce que c’est inutile que l’on doit le refuser ou le fuir…
On peut accepter la souffrance dans son inutilité fondamentale… Elle n’est pas nécessaire en soi… S’il elle surgit c’est nous qui devons ou pas en faire une opportunité…
On peut aussi être guidé par l’amour… Et en amour point de souffrance, tout est joie et plaisirs.

Marie-P. :
La souffrance signale la plaie restée ouverte. Mais la plaie peut devenir ce qui recueille la guérison et ce qui la transmet autour de soi. Quel « ordre des choses » ! Le plus précieux qu’on puisse donner est ce qui remplit la plaie.

Le 7 février 2019

LA SOUFFRANCE N’EST PAS NÉCESSAIRE.
Les coups, le châtiment ne sont pas nécessaires.
Le don de soi, le sacrifice les effacent.
C’EST LA GRÂCE LA PLUS SACRÉE. 

Je comprends enfin le paradoxe : « Accepte la souffrance… », dit au début des entretiens, et son contraire d’aujourd’hui : «- La souffrance n’est pas nécessaire… » La souffrance ne saurait être un but en soi. Elle n’est rien d’autre que le signal d’une attitude erronée (« péché »}. Si je comprends clairement pourquoi je souffre, et si j’accepte librement de me transformer, la souffrance a accompli sa tâche positive ; elle n’est plus nécessaire. Mais la prise de conscience ne suffit pas : la transformation passe obligatoirement par l’acte juste, accompli dans la vie quotidienne. Là, seulement là, je me suis délivrée moi-même de l’ancien (du « mal »).

 (Dialogues avec l’ange, entretien 84, p. 365)

Luc-N. :

Voilà une belle explication de ce dont on discutait récemment… La souffrance n’est ni une bonne chose, ni une mauvaise chose… C’est un signal… Une opportunité… De revenir sur sa tâche… Qui est de donner et de créer… De participer… D’aimer

Martine-C. :
se délivrer soi-même de l’ancien…la tâche la plus ardue qui soit!

Luc-N. :
La souffrance, comme la joie et le plaisir, est un guide… Et comme tout guide, il faut le dépasser… Le poteau indicateur ne suit pas la route, il l’indique…

Luc-N. :

Ici le sacrifice n’est pas forcément un acte héroïque… Nous en faisons tous les jours… Avec notre spontanéité, notre liberté, et notre gratuité… Je crois

Denis-P. :
J’aime cette distinction entre la douleur qui est signal et la souffrance qui est un état. Est-il juste de dire que si la souffrance de l’âme perdure c’est par consentement.

Martine-C. :
Cela me semble juste en effet ; ou par manque d’imagination ? ou par habitude et peur d’un nouvel état ?

Isabelle-O. :
Je compléterai Denis, en vous exprimant que si la douleur est le brin d’herbe… le signal, l’interpellation nécessaire pour choisir d’ouvrir la porte vers l’acte. La souffrance pourrait être la vision, la perception d’une multitude de brins d’herbe qu’il nous faut saisir un à un, pour assouplir et fortifier notre psychisme, notre système nerveux et transformer profondément nos cellules. Comme il y a des centaines de milliers d’années de grands singes ont décidé de se tenir debout transformant peu à peu leur corps, leur bras, leur vision, leur cerveau.

Le corps humain se tient droit. L’humanité, elle, est encore une enfant qui marche à 4 pattes et s’aventure dans l’équilibre du debout ensemble.
Chaque brin d’herbe cueilli par chaque homme est une verticalité sur sa terre personnelle qui construit la verticalité de cette humanité dont je suis. Bonne journée.

Luc-N. :
Je ne dirais pas que la souffrance est un état… Nous ne sommes pas souffrance, mais en souffrance… Tant que nous cherchons notre chemin… La douleur est un fait, un incident ou accident, la souffrance c’est la distance que la douleur a révélée entre celui que nous sommes et là où nous sommes… La douleur est un déclencheur, et la souffrance est le signal ou l’invitation à revenir à nous mêmes.

Luc-N. :

Je ne suis pas sûr d’être très clair.

Luc-N. : Beaucoup de théorie qui peut paraître déplacée pour ceux en pleine souffrance….

Martine-C. : 
je ne suis pas sûre que ce soit de la théorie pour certains qui s’expriment ici Ulysse, je suis sûre du contraire: la souffrance/douleur qui vous prend dans sa chair questionne toujours.

Luc-N. :
Je parlais pour moi… Mes réflexions… J’imaginais ce que l’on pourrait me répondre…

Martine-C. : 
je crois qu’il y a toujours un écart avec ce que nous pensons de ce qui nous arrive et la réalité de ce qui arrive : le corps, la chair sont tout de même des univers encore impénétrés et notre pauvre intelligence intellectuelle est bien démunie pour entrer dans la profondeur de la chair.

Fiona.F :
Luc-N. impressionnée par votre finesse

Fiona F :
quel plaisir de lire de tels échanges profonds, intelligents merci

Françoise G :
l’épreuve est ontologique, la souffrance n’est pas ontologique ! mais elle peut nous guider… tout comme on pourrait ne pas en avoir besoin, l’Ange est un merveilleux enseignant !

>> Publié avec l’accord des personnes concernées ; les prénoms des personnes n’ayant pas répondu à notre demande ont été modifiés ainsi que l’initiale de leurs noms.
Crédit photo : Sascha Pohflepp

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